Les cérémonies du Cinquantenaire de la société, 1913
Les fêtes commémoratives du Cinquantenaire de la société eurent lieu les 20, 21 et 22 septembre 1913.
La première journée débuta à 9 heures par le dépôt, par les directeurs de la société, d’une gerbe de fleurs au cimetière d’Ixelles sur la tombe du regretté gérant-fondateur Alfred Solvay. Puis, à 14h30, la séance solennelle eut lieu au bureau, dans la cour servant actuellement de garage des vélos du personnel.
Celle-ci avait été transformée en salle couverte et artistiquement aménagée pour placer, de manière assise, 400 à 500 personnes : personnel de l’administration centrale, délégation des usines Solvay et des filiales.
Le soir, à 19 heures, eut lieu dans la grande salle de la Madeleine, le grand banquet officiel où prirent part 567 convives.
Le 21 septembre, à 10h du matin, des trams spéciaux à la Porte de Namur transportèrent tous les invités à un banquet organisé à Tervueren. Le retour se fit aussi en trams spéciaux.
Le soir, à 21h, il y eut une réception dans la salle gothique de l’hôtel de ville de Bruxelles.
Le 22 septembre, dans la matinée, départ à la gare du Midi pour se rendre à l’usine de Couillet, par train spécial. Des festivités furent organisées toute la journée, notamment un nouveau banquet dans l’ancien bâtiment de la Caustification.
Cette dernière journée, comme les deux premières, se déroulent pas un temps splendide. On était dans les combles de ce bâtiment et on grillait littéralement.
Le 23 septembre après-midi, dans la propriété du gérant fondateur, rue des Champs Elysée à Ixelles, devenue la maison d’Ernest Solvay, un lunch (qui n’était pas prévu au programme) terminait cette série de festivités.
Je m'en suis tenu strictement au programme, qui a été exécuté à la lettre. Mais je m’en voudrais de ne pas dire un mot de plus du banquet de la Madeleine. La grande salle était magnifiquement décorée. Un éclairage éblouissant projetait des rayons lumineux d’une clarté étincelante. Un orchestre symphonique, dissimulé derrière un massif de verdure anima toute la soirée de ses meilleures morceaux adéquats à la circonstance. Les 567 convives étaient assis, bien à l’aise, dans ce vaste temple.
Je ne puis omettre, pour finir, que chaque employé a reçu une allocation d’un mois par 4 années de service ; un mois lui a été remis en espèces et le surplus a été versé son compte de caisse de retraite. Des mesures spéciales ont également été prises en faveur des ouvriers.
Je m’étais beaucoup occupé de sociétés qui m’avait amené à faire de beaux voyages et à participer à de nombreuses festivités couronnées de banquets des plus animés. Mais jamais je n’ai plus eu l’occasion d’assister à un ensemble de cérémonies aussi réussies qui ont laissé dans mon esprit et dans mon cœur un souvenir aussi réconfortant.
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