dimanche 11 octobre 2015

Quelques anciens menus (1/3): 1886 - 1900 ^^

Trouvé en brocante, un lot d'anciens menus allant de 1886 à 1944. Je vais vous le présenter en 3 "épisodes": 
* d'abord de 1886 à 1900
* ensuite de 1901 à 1913
* et finalement ceux qui ne sont pas datés (mais dont certains semblent être très très vieux ^^)

Le menu de 1944 a déjà été publié à part, en tant que témoignage de la vie quotidienne durant la Seconde Guerre mondiale.


Voyons donc les premiers menus: le plus ancien (et un des plus jolis) date du 4 mai 1886 ^^

Bonne découverte!



 



















samedi 10 octobre 2015

Le défi de la semaine: ma commune en 10 photos ^^

Défi de la semaine: raconter ma commune (au passé, au présent et au futur) en maximum 10 photos. Je pourrais vous écrire un long billet sur toute l'histoire de ma commune, mais je vais essayer de faire court. Allez, c'est parti!

Ma "commune" est issue de deux anciens villages ruraux, dont on retrouve des traces dès 1149. Ces deux villages, Over-Heembeek et Neder-Heembeek (que l'on pourrait traduire par "Heembeek du bas" et "Heembeek du haut") sont réunis en 1814 par Napoléon afin de ne plus former qu'une seule entité "Neder-Over-Heembeek" (que l'on peut donc traduire par "Heembeek du haut et du bas"). Le 30 mars 1921, le territoire de la commune est "annexé" par la Ville de Bruxelles. Techniquement, mon village n'existe plus, mais ressemble quand même largement plus à un village qu'à une ville.

La place Peter Benoit (en hommage au compositeur anversois du même nom, 1834-1901)

Neder-Over-Heembeek garde encore quelques vestiges de sa période médiévale: l'église Saint-Nicolas (église paroissiale de Over-Heembeek) et l'église Saints Pierre et Paul (église de Neder-Heembeek), dont il ne subsiste plus que la tour romane (le reste a été détruit dans un incendie provoqué par la foudre) et son "Kluis", un hospice qui pouvait abriter jusqu'à 5 indigents.

La tour romane et le "Kluis" (construit en 1487)

Le canal qui relie Bruxelles à Willebroeck, construit entre 1550 et 1561, apporte une dynamique nouvelle à la commune. On voit fleurir les auberges le long du canal (il y en aurait eu jusqu'à 110!), dont les enseignes font promesses d'anguilles frites, d'omelettes et de gaufres. Ces établissement accueillent les bateliers, mais aussi la bourgeoisie lorsqu'elle y vient en promenade, le dimanche et en bateau. Peu à peu, de belles maisons de campagne voient le jour, dont les noms évoquent les grands châteaux français: Marly, Meudon, Versailles...

Ce sont des noms de lieux-dit bien connus encore aujourd'hui, tout comme les "Trois Pertuis", qui désignaient trois "trous" percés dans le canal et qui le reliaient à un canal de dérivation, dans le but d'éviter les inondations.
Malgré leur renommée (Pierre le Grand leur aurait même rendu visite et en aurait fait un croquis), les trois pertuis ont été démolis le 3 juin 1909.
Pour en revenir à la zone du canal, celle-ci c'est transformée en une zone industrielle après l'annexion à la Ville de Bruxelles en 1921. Le château de Meudon, qui surplombait le canal et la vallée de la Senne, a été démoli en 1931 et le terrain a été en grande partie revendu à la société pétrolière Shell.

Neder-Over-Heembeek, à gauche, vue depuis le canal

Lors de l'annexion le 30 mars 1921, la commune comptait 4429 habitants. 494 d'entre eux habitaient alors la rue du Rossignol, aussitôt rebaptisée rue François Vekemans, en hommage à notre Parmentier belge. Ce fut en effet lui, le premier, qui cultiva, dès 1736, la pomme de terre en Belgique (à Neder-Over-Heembeek, cela va de soi ^^).



L'ancienne maison communale, reconvertie successivement en un poste de police puis en bibliothèque, fait aujourd'hui office de centre pédagogique.

L'ancienne maison communale


En 1927, Neder-Over-Heembeek est enfin relié au centre-ville de Bruxelles, par la ligne de tram 47. Cette ligne eut son terminus d'abord à "Meudon" (l'actuel arrêt "Ramier") et ensuite au Marly. A chaque fois, les voies des terminus sont disposées en "chapeau de curé" afin de permettre les manoeuvres de rebroussement. On notera qu'à partir du haut du Zavelput (au croisement avec la rue François Vekemans en fait), le trajet s'effectuait à voie unique jusqu'au Marly. La ligne de tram 47 a été bussifiée le 2 juillet 1957.

Le tram / bus 47 qui vient de l'avenue de Heembeek. Le premier s'engage dans l'avenue Van Praet en direction de la Bourse, le second rejoint son terminus à l'arrêt des trams 3 et 7 dénommé "Heembeek".

Neder-Over-Heembeek va surtout s'urbaniser après la Seconde Guerre Mondiale. Les industries vont fleurir tout le long du canal, tandis que se construisent de nombreuses maisons unifamiliales à un ou deux étages.

Les maisons unifamiliales, en contraste avec l'une des tours de l'avenue de Versailles

Commune verte, Neder-Over-Heembeek comporte, outre une église "à deux clochers" (afin de rappeler ses deux anciennes paroisses), de nombreux parcs et plaines de jeu. C'est un peu le paradis des (grands) enfants...

La plaine de jeu du Chemin Vert

En fait Neder-Over-Heembeek, cela peut se résumer à sa rue commerçante, ses magasins, ses cafés, ses trois lignes de bus mais on en oublierait presque ses champs, sa ferme ("Nos Pilifs", une entreprise de travail adapté employant 140 personnes handicapées) et sa forêt urbaine.

Dans les sous-bois de Neder-Over-Heembeek

Un village dans la ville, en somme...


PS: j'ai omis de vous parler de plein de trucs (la piscine, la ferme urbaine du Début des Haricots, la maison de quartier, la maison des jeunes, l'hôpital militaire, le Val Maria, le Bois des Béguines, le pont de Buda, et j'en oublie encore certainement d'autres), mais en 10 photos, difficile de faire mieux...

jeudi 8 octobre 2015

La Mode Illustrée, 19 février 1905 ^^

Quelques scans d'anciennes gravures de mode, issues de la "Mode Illustrée" du 19 février 1905.





























Bonne soirée,

Callisto

mardi 6 octobre 2015

Le boulevard du Jardin Botanique, Bruxelles ^^

Bruxelles, printemps 1873 : les tramways hippomobiles de la Compagnie Becquet, tractés par quatre chevaux attelés en flèche, remontent la rampe du Jardin botanique. Ils la parcourront jusqu’en mars 1894, lorsque la ligne des boulevards circulaires du haut de la Ville aura été électrifiée.
 
Billet de tramway ayant voyagé sur la ligne des boulevards circulaires du haut de la Ville, en 1894


La ligne des boulevards circulaires, longue d’un peu plus de 8000 mètres, suit en grande partie le tracé des remparts qui furent élevés par la Ville, après la guerre de Flandre, de 1357 à 1383. Par un décret du 19 mai 1810, Napoléon ordonna la démolition de ces vieux murs et leur remplacement par un boulevard circulaire. On démolit presque immédiatement la Porte du Canal et les remparts près de la Porte de Laeken, mais les événements de 1814-1815 arrêtèrent les travaux. Le boulevard de Schaerbeek fut, avec le boulevard d’Anvers, l’un des premiers à être terminé, vers 1819-1820. Le « boulevard de Schaerbeek », qui reliait la place Charles Rogier à la Porte de Schaerbeek en longeant le Jardin Botanique, fut rebaptisé « boulevard Botanique », et finalement « boulevard du Jardin botanique » en 1841.

La Porte de Schaerbeek se trouvait, à l’origine, quelques mètres plus bas que l’emplacement de l’actuel carrefour dit « Botanique », et s’appelait « Porte de Cologne ». Cette porte fut édifiée à l’époque de la construction de la deuxième enceinte de la Ville, dont question plus avant. Elle fut démolie, en même temps que les autres portes de la Ville, vers 1785. Sous le régime hollandais, en 1827, on construisit, sur la rue Royale, au niveau du carrefour avec le boulevard du Jardin botanique, une nouvelle porte, composée d’une grille et de deux aubettes carrées qui servirent, jusqu’en 1860, à la perception de l’octroi. L’ « octroi » était une taxe indirecte perçue par les villes sur la valeur des marchandises qui entraient sur leur territoire ou en sortaient. Cette taxe servait à financer les travaux d’entretien des fortifications et les travaux d’utilité publique.

En même temps, en 1827 toujours donc, on prolongea la rue Royale au-delà de la Porte de Schaerbeek, et on donna comme décor de fond à cette rue la belle église de Sainte Marie, dont la construction dura de 1845 à 1853.

Avant - après: la Porte de Schaerbeek


Du haut de la Porte de Schaerbeek, on jouissait d’un superbe coup d’œil sur le Jardin botanique et la vallée de la Seine.

Avant - après: le Panorama du Jardin botanique


Le Jardin fut créé en 1826 par la Société Royale d’Horticulture en contre-bas du boulevard, dans les terrains qui longeaient l’ancien fossé de la ville et où se trouvaient jadis les maisonnettes des pestiférés. L’inauguration eut lieu en 1829. Le Jardin faisait alors 6,37 hectares. Il suit le dénivelé du terrain et se compose d’une série d’étages garnis de pelouses et de parterres fleuris, aménagés en un jardin français (en haut), un jardin italien (au milieu) et, en bas, un jardin anglais avec un étang, reste d’un ancien fossé de l’enceinte. Sur le côté se trouvent les grandes serres dont la partie centrale s’élève en forme de dôme et dont les pavillons latéraux servent d’orangeries. Les plans de ces bâtiments sont de Gineste (1769-1850). Le Jardin est séparé du boulevard par une lourde balustrade en pierre bleue établie en 1863.

Extrait d’un plan indicateur de Bruxelles, issu du « Vade-Mecum » ou « Description de Bruxelles et ses environs », Bruxelles, 1830


Les débuts sont difficiles et les problèmes financiers s’accumulent. La Société d’Horticulture est contrainte de vendre une partie de son terrain en 1837, afin d’éponger ses dettes. L’Etat finit par racheter le site en 1870, pour la somme d’un million de francs.

Gravure illustrant Panorama du Jardin botanique, et publié dans l’hebdomadaire « L’Illustration Européenne » en 1871.


Revenons sur le boulevard du Jardin botanique, où circule donc, depuis le printemps 1873, la ligne de tramway dite « des boulevards circulaires ». Cette « Promenade circulaire » a été scindée en deux lignes distinctes : celle du haut de la Ville (par la Porte de Namur, future ligne « 15 ») et celle du bas de la Ville (par la Porte de Flandre, future « 17 »). Ces deux lignes sont réunies le 1er février 1922, sous le numéro de ligne « 15 », qui circulera jusqu’au 28 novembre 1967.


La Porte de Schaerbeek et le Boulevard du Jardin Botanique, carte postale des années 1920. Auteur inconnu.


Les années 1950 et la création de la jonction ferroviaire « Nord-Midi » vont métamorphoser la Porte de Schaerbeek, qui est rebaptisée « Botanique » au passage. La première pierre de la future Cité Administrative est posée en 1958, tandis que le Jardin est « amputé » à trois reprises (d’abord lors des travaux d’aménagement de la petite ceinture avec la construction de l’avenue Victoria Regina en 1958, ensuite par la création du boulevard Saint Lazare qui coupe le jardin en deux et finalement avec l’élargissement de la rue Gineste). Les collections du Jardin, les serres et une partie des statues sont transférées à Meise, dans le domaine de Bouchout, tandis que le Jardin, réaménagé par René Pechère et qui ne compte plus que 5,15 hectares, est classé le 15 avril 1964.


On notera qu’à partir du 28 novembre 1967, la ligne des boulevards circulaires (la ligne « 15 ») est remplacée quasiment à l'identique par la ligne « 101 », dans le cadre d'une restructuration du réseau introduisant un nouveau concept : les lignes "à transit généralisé" 101, 102 et 103 (ce qui signifie que la correspondance de et vers ces dessertes sont gratuites). Finalement, le tronçon compris entre la gare du Midi et la place Sainctelette sera intégré dans la ligne « 2 » du métro bruxellois, inaugurée le 2 octobre 1988.

lundi 5 octobre 2015

Quelques anciennes photos (5) ^^

Encore une série de scans d'anciennes photos récupérées en brocante...









Petit Emile à 7 mois












François Michaux, juge de Paix à Jodoigne



Bon dimanche,

Callisto