samedi 3 octobre 2015

Catalogue des machines à coudre Howe vendues par la "Maison Mignot" ^^

Vous souvenez-vous de Firmin Mignot, agent général des machines à coudre Howe pour la Belgique et les Pays-Bas? Et vous souvenez-vous de ses publicités qui ornaient les anciens billets de tramway des Tramways Bruxellois?




Et bien, j'ai eu la chance de mettre la main sur un ancien catalogue de machines à coudre qui a été publié par les établissements de Firmin (bah, oui, je l'appelle par son prénom. Nous sommes un peu intimes, lui et moi ^^).

Il s'agit d'un dépliant en 3 feuillets recto-verso, au format carte postale, qui nous présente le magasin de Firmin ainsi que 4 modèles de machines vendues par ses soins. Le dépliant n'est pas daté, mais a sans doute du être publié plus ou moins à l'époque où les billets de trams de la photo ci-dessus circulaient encore (bref, vers 1875-1880).

Voici les scans du "triptyque": recto d'abord et verso ensuite.





Ci-dessous les scans (agrandis) de chacun des morceaux du triptyque.

1. La "une" du dépliant: c'est le volet que l'on voit en premier, quand tous les autres sont refermés. Sans surprise, il s'agit de la devanture du magasin de Firmin. On ne le voit pas bien sur le scan (j'ai du regarder avec une loupe pour être certaine!), mais la voiture hippomobile que l'on voit sur la gravure est un véhicule de livraison de la "Maison Mignot" ;-)



2. Le volet "arrière" du catalogue, lorsque celui-ci est refermé. Il nous apprend que la meilleur machine du monde est la véritable machine à coudre Howe, que celle-ci a remporté deux prix en 1867 et 1873, et que les établissement Mignot envoyaient des prospectus et des échantillons sur demande. Pour les échantillons de machine à coudre, heu, je ne vois pas trop à quoi cela pouvait ressembler, mais peu importe ^^



3. Voici maintenant les morceaux "intérieurs" du catalogue, lesquels nous présentent les différents modèles vendus par la maison Mignot:
* une machine Howe "Bijou" vendue au prix de 100 francs. La véritable machine à coudre "Bijou" était produite par les frères Brion, à Paris. Les frères Brion attaqueront Elias Howe en justice en 1876, et le jugement rendu imposera à Elias Howe de ne plus apposer son nom avant (ou après) le modèle "Bijou".
* la machine à coudre "n°1" (modèle destiné aux familles), vendue au prix de 200 francs
* la machine à coudre "n°2" (modèle intermédiaire destiné aux tailleurs), vendue au prix de 215 francs
* la machine à coudre "n°3" (modèle industriel, capable de coudre le cuir), vendue au prix de 230 francs.

Ces modèles semblent relativement onéreux, par rapport à d'autres de la même époque. L'achat pouvait se faire au comptant (avec une remise de 25 francs sur le prix affiché) ou à crédit (avec un acompte de 25 francs et un paiement hebdomadaire de 2.50 francs). La publicité affirme également que la maison Mignot livre dans toutes les principales localités belges (sans doute avec son véhicule de livraison hippomobile dont je vous ai parlé juste avant ^^) et qu'elle assure un apprentissage gratuit.
 








Inutile de préciser que j'aime beaucoup ce petit dépliant, et que je le considère comme l'une des plus belles pièces de ma collection ^^

Bon weekend,

Callisto

jeudi 1 octobre 2015

La Mode Nationale, 3 novembre 1894 ^^

Voici les scans d'un numéro de "La Mode Nationale", paru le 3 novembre 1894, ainsi que son patron découpé (un corsage de soirée). Le schéma du patron est également disponible à la fin de cet article.

Bonne lecture!













 






Le schéma de patron:



... et le patron découpé, que j'ai déplié pour l'occasion.




Bonne soirée,

Callisto

mercredi 30 septembre 2015

"Train World", Gare de Schaerbeek ^^

Bienvenue à la Gare de Schaerbeek ^^ C'est par une belle après-midi d'automne que je suis allée visiter le nouveau musée ferroviaire "Train Word", qui nous invite à (re)visiter les chemins de fer (belges) d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Tout un programme ^^



Un petit mot d'abord sur la gare en elle-même: le premier bâtiment, que l'on voit sur la photo ci-dessous, a été construit en 1887. Il abritait une petite salle des guichets, qui a été entièrement rénovée et abrite aujourd'hui la billetterie du Musée, ainsi qu'un espace pour la restauration.



En 1913, un second bâtiment est ajouté au premier, qui abrite une imposante salle des guichets.

 



Après avoir traversé la salle des guichets (magnifiquement décorée avec diverses maquettes de trains, une splendide collection d'anciens billets, des téléphones, des uniformes de toutes les époques, et j'en passe), le visiteur est invité à traverser une cour extérieure afin de rejoindre les autres salles d'exposition du Musée, qui se trouvent dans un bâtiment distinct.

Pour accéder à ce second bâtiment, il faut rescanner une seconde fois son billet (bref, il convient de ne pas le ranger trop vite après avoir passé l'entrée du grand hall des pas perdus). On notera au passage que le verso des billets est très joliment illustré...



 
Parmi les objets exposés, quelques très jolies plaques de constructeur, donc certaines me sont familières: les Forges, Usines et Fonderies d'Haine St Pierre, les Ateliers Métallurgiques de Tubize, les Ateliers de la Dyle et la Brugeoise & Nivelles. On notera la grande diversité des collections proposées: des horloges, des engins de pesage, des panneaux de signalisation, des burettes à huile, et impossible de tous les citer tant c'est varié!
 








L'exposition se prolonge avec la présentation de nombreuses locomotives et de divers wagons, donc cette magnifique locomotive "Type 12" (Atlantic) produite par la firme Cockerill et mises en service en 1939. Ses 2500 CV permirent de tracter, jusqu'en 1962, des trains légers (jusqu'à 3 voitures) de Bruxelles à Ostende, à une vitesse moyenne de 120 km/h (140 km/h en pointe).





Plus loin, une "petite maison de fonction le long de voies" nous plonge dans le charme des années 1950. Parmi les merveilles vintage qu'elle renferme, cette jolie collection de képis ^^



La section qui m'a le plus intéressée était celle consacrée aux trains "touristiques" ou "de vacances" qui emmenaient la clientèle aisée à la mer ou dans les Ardennes. De nombreux types de bagages y sont exposés, comme un landau, des bouteilles pour le transport du lait, un matelas roulé sur lui-même, une cage pour le transport d'animaux vivants (un chien, d'après les indications qui y sont apposées) ou encore une luge et des skis.





La visite se poursuit avec les trains spéciaux: les wagons-lits, un wagon TEE (Trans-Europ-Express, destinée à la clientèle d'affaire), un wagon de tri postal et finalement deux rames ayant fait partie des trains royaux.













 Nous continuons la visite au 1er étage, avec cette structure de pont (que je trouve splendide), un réseau de train miniature et un simulateur de conduite,  avant de rejoindre les salles que nous avions traversées précédemment, et qui nous permettent d'admirer le matériel ferroviaire exposé avec un peu de hauteur (et vu leur taille, ce n'est pas du luxe!).



La sortie nous offre une très jolie vue sur l'avenue Princesse Elisabeth et nous permet de découvrir "Le Belge", la première locomotive produite entièrement en Belgique (par Cockerill en 1835). Ce fut la 6ème locomotive à parcourir notre réseau, les cinq premières ayant été importées d'Angleterre.



Après m'être jetée sous un tram en décembre de l'année passée, il était tout naturel que je récidive sous une locomotive. Voici donc les dessous de "Le Belge" ^^



Ce fut une très belle et agréable visite. M'étant offert un abonnement, je compte y retourner sous peu.

Bonne soirée,

Callisto

mardi 29 septembre 2015

La place Charles Rogier, Bruxelles ^^

Bruxelles, 28 août 2015. On retire un à un les piliers et les échafaudages qui soutenaient la structure du futur auvent de la place Charles Rogier. La structure, une fois soudée, est autoportante. Chacun des longerons d’acier a une longueur de 3 mètres, et l’ensemble a un diamètre de 66,45 mètres. 

La nouvelle structure de la Place Rogier. 19.08.2015. © C. Scheemaekers

Envisagé dès 2006, le réaménagement de la place n’a donné lieu à un permis d’urbanisme qu’en 2008. Les travaux en surface s’effectuent depuis, conjointement à ceux de la rénovation de la station de métro éponyme.

Photo prise le 10 aout 2015 depuis la Rogier Tower alors que la structure de l’auvent était encore en cours d’assemblage © Ph. Matagne


La place Rogier a bien changé depuis un siècle. A l’origine dénommée « Place des Nations », cette place voit l’inauguration de la Gare du Nord en mars 1846. L’activité ferroviaire, en plein essor, y amène bon nombre de voyageurs et l’on voit fleurir, sur tout le pourtour de la place, de nombreux hôtels, restaurants, tavernes et terrasses.



Renommée « Place Charles Rogier » dans le courant des années 1890, la place voit « sa » gare être désaffectée en 1952 suite à l’inauguration de la jonction Nord-Midi, avant d’être démolie en 1955. Le terrain libéré par la gare sera reconverti en une tour de 117 mètres de haut (le plus haut gratte-ciel bruxellois de l’époque) abritant des galeries commerçantes, le Théâtre National ainsi que 150 appartements : le "Centre International Rogier".


Progressivement déserté par ses occupants au cours des années 90, l’immeuble se dégrade rapidement et est à son tour démoli à raison d’un étage par semaine entre le 17 septembre 2001 et le 13 juin 2002. Une tour remplace l’autre : c’est ainsi que la Rogier Tower (et ses 137 mètres de haut) est inaugurée en 2006.


Quant aux nombreux hôtels qui entouraient la place, seuls trois ont échappé aux ravages de la bruxellisation : l'hôtel « Siru » (construit en 1935), l’hôtel « Hilton » (anciennement « Hôtel Albert 1er », construit en 1928) et l’hôtel « Crowne Plaza » (anciennement dénommé « Palace Hôtel » et construit en 1909).


De l’autre côté du Boulevard du Jardin Botanique, seul l’hôtel « Le Dôme » (anciennement « Hôtel Cecil », construit en 1902) témoigne encore de l’architecture du début du siècle passé,
comme on peut le voir sur la carte postale présentée ci-avant (2ème bloc d'immeuble à partir de la droite - 3ème bloc d'immeubles à partir de la gauche, c'est selon).

dimanche 27 septembre 2015

La Mode Illustrée, 5 février 1905 ^^

Quelques scans d'anciennes gravures de mode, issues de la "Mode Illustrée" du 5 février 1905.






























Bon dimanche,

Callisto