samedi 17 janvier 2026

Tramways de Charleroi - prolongement vers Courcelles - avis négatif du 17 juin 1920

Administration des Chemins de fer de l'Etat,
Direction des services des chemins de fer concédés.

Bruxelles, le 17 juin 1920,

Monsieur le Ministre de l'Agriculture,

Par courrier du 10 mars 1919, vous m'avez soumis pour avis une demande de la Société Anonyme des Tramways Electriques de Charleroi et Extensions, tendant à obtenir la concession d'un prolongement de son réseau jusque Courcelles, par Lodelinsart, Jumet et Roux.

J'ai l'honneur de vous faire remarquer que cette affaire a déjà donné lieu, en 1913, à une instruction en suite de laquelle le courrier ci-joint, en copie, a été adressé à votre administration.
Je ne puis que confirmer les termes de ce courrier.

(signé) Le Ministre

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Administration des Chemins de fer de l'Etat,
Direction des Voies et Travaux

Bruxelles, le 9 juin 1913

A Monsieur le Ministre de l'Agriculture et des Travaux Publics,
A Bruxelles

Monsieur le Ministre,

Concernant la demande de la société anonyme des Tramways Electriques du Pays de Charleroi et Extensions, tendant à obtenir la concession d'une extension de son réseau jusqu'à Courcelles, j'ai l'honneur de vous faire connaitre que je ne puis donner mon adhésion à ce projet pour les motifs suivants:

La section de Charleroi à Jumet de l'extension susdite ferait à la ligne vicinale de Charleroi-Lodelinsart-Jumet (Heigne) une concurrence désastreuse sans utilité publique suffisante.

Quant à la section de Jumet à Courcelles, elle présente tous les caractères d'un chemin de fer vicinal que la Société Nationale des Chemins de fer vicinaux est disposée à établir elle-même si les communes intéressées lui en font la demande. Cette Société revendique à ce sujet le droit de priorité que lui confère l'article 2 de la loi du 24 juin 1885.

En conséquence, je vous propose, Monsieur le Ministre, de rejeter la demande d'extension du tramway dont il s'agit.

Le Ministre,
D. Van de Vijvere

samedi 10 janvier 2026

Tramways de Charleroi - prolongement vers Courcelles - réexamen de la demande, 10 mars 1919

Bruxelles, le 10 mars 1919

Monsieur le Gouverneur de la province du Hainaut,

En décembre 1912, la société anonyme des Tramways Electriques du Pays de Charleroi et Extensions a adressé à la députation permanente de votre province, une demande tendant à obtenir la concession d'un prolongement à son réseau jusque Courcelles, par Lodelinsart, Jumet et Roux.

A ce sujet, diverses correspondances ont été échangées entre votre administration, les administrations communales intéressées et mon département.


Afin de permettre de reconstituer le dossier qui a été égaré ou détruit par suite de l'occupation des bureaux par l'autorité ennemie, je vous prie, Monsieur le Gouverneur, de vouloir bien me faire parvenir une copie desdites communications, y compris celles émanant de mon département.

Pour le Ministre,
Le directeur-général

samedi 3 janvier 2026

Aux Ateliers de Tubize, du 1er octobre 1895 - 15 juin 1899 (épisode 8/8) ^^

La suite (et fin) des aventures du jeune Omer ^^

Le lendemain, j’avais un entretien avec mon chef. Je lui fis part de ma décision de quitter le bureau. Seulement il me faudra un certain temps avant de trouver un emploi, cela ne pouvait être que dans la capitale. Je demandais à rester en attendant, mais je lui dis que je ne désirais plus mettre les pieds dans le bureau du Directeur, sous aucun prétexte. Je n'avais été pour lui qu'un être peu intéressant et je ne voulais plus le voir. Mon chef partagea mon avis et m'encouragea à quitter l'usine où je ne ferais que vivoter. 

Beaucoup de camarades étaient déjà occupés à Bruxelles. Je leur demandais de me seconder dans ma tâche. Je fis des demandes à la Société Générale, au grand central ( où se trouvait le frère de mon ancien instituteur MARIN), aux Forges de Clabecq, etc. partout où j'avais des connaissances. Il n'y avait rien nulle part, que des promesses. 

Dans l’entretemps, arrivait Tubize un stagiaire, c'était un fils à papa le Vicomte de Bioley, dont le père était administrateur de la société. Il avait 25 ans environ et était doux, jovial, un caractère d'enfant. Tous les services avaient reçu l'ordre de le mettre au courant. Pour ma part, le comptable m'avait prié de le renseigner sur tout ce qu'il demanderait. Et je connaissais beaucoup, n'en déplaise au Directeur. Dans les premiers mois, il était d'une assiduité exemplaire. Puis ses visites s'espacèrent. Alors, il était à mes trousses. Il voulait savoir tout ce qui s'était passé en son absence. Une certaine intimité s'était installée entre nous. Parfois, il arrivait à Tubize dans la soirée, passait chez moi où je n'étais pas 3 fois par semaine. Il me cherchait à la gymnastique chez Baesberg ou au cercle musical chez Leduc. Il voulait savoir ce qui s'était passé en son absence. Un jour au cours d'une conversation sur l'usine, il me demande (à brûle pourpoint ce que je gagnais. Je lui dis: 70 francs par mois. Je profite de l'occasion pour lui exposer toute l'évolution de mon salaire depuis le début tout en donnant quelques coups de crosse aux dirigeants, le Directeur m'ayant rendu à moitié révolutionnaire. 

D'autre part, je ne lui cachai pas que j'étais très bien au bureau. J'avais de bons collègues et un chef aimable J'avais l'impression de faire bien ma besogne et de bien connaître tous les rouages de l'usine et de l'administration. J'avais même pensé y terminer mes jours, étant sur place, dans commune natale. De plus, mes trois collègues me paraissaient avoir une situation aisée et avaient élevé dignement leur famille. Comme ils étaient plus âgés que moi, j'espérais les remplacer l'un après l'autre, ce qu'ils m'avaient laissé espérer bien souvent. Seulement, le Directeur ne me plaisait pas - mais les hommes passent -  jamais, il n'avait eu un mot aimable, une parole d'encouragement, et je le voyais chaque jour depuis le début.

En novembre 1898, il m'avait profondément humilié, c'est ce qui m'avait fait prendre la résolution de m'en aller, mais à ma connaissance, le Directeur n'en savait rien. Je viens précisément vous offrir une place me dit-il. On cherche un bon employé à l'administration centrale à Bruxelles, où j'ai quelque chose ả dire. Voulez-vous y aller? Trouble dans mon esprit J'hésitais à cause du Directeur. il saura sûrement un jour que je suis là. Je lui fis part de cet état d'esprit. Le Directeur me dit-il, mais il m'a fait votre éloge, car je l'ai entretenu de la proposition que je vous fais. J'en suis resté baba. On ne pouvait être plus jésuite. Aussi je ne crus pas à la loyauté de cet éloge. Je me dis plutôt: il: joue avec moi. De BIOLEY remarque bien que cela ne m'emballait pas. Il insista néanmoins. Je lui dis: je vais réfléchir.

Le hasard tire bien souvent les gens d'un pas difficile. Le lendemain, il agissait

J'avais à différentes reprises tâté le terrain pour entrer chez SOLVAY. Le 31 mai, à 8 h. du soir, Jules LOBBE, un cousin, et Arthur BOIS d'ENGHIEN , tous deux occupés à la Maison SOLVAY, entraient chez moi, venant me dire de rédiger une demande d'emploi, un examen devant avoir lieu dans le courant de la semaine chez SOLVAY.

Le 2 juin, je passais mon examen, le 7,  je recevais ma lettre d'engagement et le l6, j'entrais. Et je quittai les ateliers sans déposer fleurs ni couronne. J'étais entré, gamin, à 18 ans; j'en sortais, homme, à 22 ans. Mes 3 collègues avaient été bons pour moi. Mon chef, très aimable s'était montré sévère, mais non injuste. Tous trois ont facilité ma tâche. J'ai d'ailleurs emporté toute leur estime, et ils ont bien regretté mon départ. En passant près de 4 ans dans cette usine, j'ai appris beaucoup de chose de ma profession, forgé mon caractère et fréquenté une grande école morale. Mais, j'ai compris aussi l'égoïsme des hommes, leur petit esprit social, je dirais même leur esprit tout court. Tout cela contribué à me faire regarder autour de moi, scruter et analyser les gens que je côtoyais. J'en ai bien fait mon profit.

Il est difficile d’écrire ses mémoires, sans parler de soi-même. Je l’ai fait avec modération. Je puis en tout cas dire que je n’ai rien imaginé et rien amplifié. Je me suis tenu aux choses que j’ai réellement vécues. 

lundi 29 décembre 2025

Aux Ateliers de Tubize, du 1er octobre 1895 - 15 juin 1899 (épisode 7/8) ^^

La suite des aventures du jeune Omer ^^

L'usine n'avait ni téléphone, ni huissier ni garçon de course attitré. Dans les cas urgents, on avait recours à un ouvrier du magasin, au grand dam du magasinier Le bureau du Directeur était en relation avec la comptabilité par un porte-voix. Le bureau donnait sur la cour de l'usine, non loin de la porte d'entrée des ateliers. Il faisait corps avec la maison d'habitation. Le bureau était sans luxe, un meuble bien ordinaire, verni, une armoire bibliothèque en face tout près de la porte d'entrée. De plus une sortie latérale vers les ateliers. La comptabilité, véritable salle de danse, n'ayant sans doute plus été repeinte, ni tapissée depuis l'origine, était contiguë au bureau de dessin. Je n'ai pas souvenance d'avoir jamais mis les pieds dans celui-ci. Parfois, j'apercevais les dessinateurs par la porte entr'ouverte sur le palier. Il n'y avait pas de communication directe entre les 2 bureaux Seule une baie dans le mur permettait les rapports oraux. Le courrier postal était déposé sur le bureau du Directeur par la première distribution du facteur. Dès 8 h. du matin, le comptable arrivait pour en prendre possession. On peut dire que quand le Directeur était présent, il était au poste. Il n'aimait pas être en défaut. Je me suis laissé conter que sous l'ancienne direction de M. CEMANT, le régime du bon plaisir régnait partout dans l'usine. Le nouveau Directeur BEYAERT avait tout redressé.

J'ai oublié de dire que la comptabilité était à l'étage, mais comme le magasin était très haut, la comptabilité qui le rehaussait était haut perchée. Il y avait déjà quelques marches à grimper chaque jour. Des hautes fenêtres donnaient sur la voie du chemin de fer Paris-Bruxelles qui longeait les ateliers. Quand passaient les trains directs à 60 km à l'heure, tout tremblait. Le courrier était signé entre 4 et 5 h.au bureau du Directeur. Il était assez éloigné de mon bureau tenant compte de la descente à faire. 

C'est au début de 1896 que j'ai été chargé de porter le courrier à la signature du Directeur. Je ne pouvais le faire qu'à son retour d'usine et à sa demande. En dehors de cela, je faisais rarement les courses. J'étais toujours occupé à des travaux d'écriture, de classement ou d'expédition du courrier. En attendant de descendre le courrier qui était prêt dans la corbeille, je le lisais, préparais les enveloppes pour les lettres et pour les plans, m'assurais si les annexes: plans schémas, croquis,… étaient au complet. C'était une avance pour l'expédition et pour le classement le lendemain. Autrement dit, je ne perdais pas mon temps et j'aimais bien sortir à 6 h. 

Le Directeur frisait la cinquantaine, c'était un homme droit, grand fort, les pommettes saillantes. Il jouissait d'une santé parfaite. Il était distant, il ne disait pas facilement bonjour et se détournait même pour ne pas vous voir. Il avait rarement le sourire et n'aurait jamais dit un mot agréable ou une parole d'encouragement. Un mufle dans toute l'acceptation du terme. Pour lui, j'étais le vulgaire gamin, une nullité parfaite. Je voyais cela par tous ses gestes. Il exerçait rigidement ses fonctions. Le matin après avoir dépouillé le courrier et donné ses instructions au comptable, il déjeunait, puis, sur le coup de 10 h. il faisait chaque jour son tour d'usine jusqu'à midi. L'après-midi, il recommençait à 2 h. et rentrait à son bureau vers 4 h., pour signer le courrier. 

Bien des petits faits ont surgis à cette occasion, mais deux incidents sont bien restés en moi. Le premier, c'était tout au début, le second trois années plus tard. J'arrivais près de son bureau avec la corbeille du courrier. Il m'interpelle en disant: vous sentez le tabac, secouez-vous avant d'entrer. Je lui réponds sur le même ton: je ne fume pas. Il reprend: vous fumez comme un turc, secouez vos vêtements avant d'entrer, vous dis-je. Je lui réponds: je n'ai jamais fumé. Sortez et que je ne vous voie plus. Je sors, c'est entendu, lui dis-je. Je sortis, en effet, tout éberlué. Je ne fais qu'une course jusqu'au bureau où j'arrive tout essoufflé. Je raconte mon aventure à mes 3 collègues plus émus qu'autre chose. Puis ils en rient. Moi, je ne riais pas. Je pleurais. Je m'adresse plus particulièrement à mon chef. Je lui dis: il m'a fichu à la porte de son bureau, et bien! je n'y remets plus les pieds. Ira qui voudra, mais je n'y vais plus. Une semaine après l'incident, mon chef me dit: j'ai eu un entretien avec le Directeur je lui ai dit que vous ne fumiez pas, vous ne lui avez donc répondu que la vérité, vous pouvez retourner chez lui comme de rien n'était. Il n'en parlera plus. Jeune, timide encore je n'avais qu' à obéir ou partir. J'obéis, c'était le mieux que j'avais à faire. 

Mais la grossièreté du Directeur avait une place bien marquée dans mon cerveau et il ne fallait plus qu'il recommence. On commençait acquérir de la dignité et l'on s'en servirait ả occasion. Quelques trois ans plus tard, surgit le second incident. c'était par une après-midi de novembre 1898, froide, sombre, pluvieuse, le vent soufflait de toute part, il faisait un temps de chien. C'était le moment de porter le courrier. il fallut descendre, traverser la cour dans la drache. Au moment d'entre dans le bureau, la pluie battait violemment les carreaux de la fenêtre. Je dépose la corbeille sur le bureau le Directeur me dit: attendez. Je crois que c'est cause du temps. Il se met à signer, demande les explications habituelles. je répondais de mon mieux, il n'avait aucune considération pour moi. J'étais toujours le menu fretin. Il se montrait réservé, froid comme le temps, distant. Pour certaines lettres, je ne savais pas le renseigner. Il s'adressait au comptable par l'organe du porte-voix. Je comprends par la conversation qu'il s'agit de copie de lettres. De fait, il me dit: allez chercher le copie de lettre que le comptable vous remettra. J'obéis, la pluie battait toujours très fort. Je cours d' autant plus vite. Le copie de lettres étant prêt, je fus vite de retour. Je le lui remets. Il la feuillette, nerveusement, je remarque qu'il ne trouve pas le renseignement désiré. Je vois son geste.au lieu de me le passer dans la main, il me le lance à la tête. J'étais en face de lui. Je pare le coup. La copie de lettres, par la force qu'il avait mise, à me la jeter, entre dans l'armoire bibliothèque qui se trouvait face au bureau, les carreaux de la porte vitrée se brisent, cela fait un vacarme du diable. J'en profite pour sortir par la porte latérale toute proche. D'un bond, je rentre au bureau, tout impressionné. Je raconte les faits tels qu'ils se sont passés mes trois collègues n'en reviennent pas. Je dis: maintenant, c'est fini je ne mettrai plus les pieds dans le bureau du Directeur. Si je dois quitter la société et bien, je m'en irai. 7 mois plus tard, c'était fait.

samedi 20 décembre 2025

Aux Ateliers de Tubize, du 1er octobre 1895 - 15 juin 1899 (épisode 6/8) ^^

La suite des aventures du jeune Omer ^^

Un jour, mon chef s'approche de mon pupitre et me dit à l'oreille: ne partez pas tout de suite à 6 h., j'ai une communication vous faire. J'étais tout heureux. C'était sans doute une bonne nouvelle. Quand mes deux collègues furent sortis, je m'approche de son bureau. Asseyez-vous me dit-il. OMER vous avez commis une grave indiscrétion qui aurait pu causer bien des ennuis Vous avez dit à un ouvrier le salaire d'un autre ouvrier. Or, nous avons une catégorie d'ouvriers dont on ne peut pas connaitre les salaires Ce sont des salaires surfaits. S'ils étaient connus cela pousserait aux réclamations, voire aux grèves, ce qu'il faut éviter à tout prix. J'interromps et réponds: je n'ai rien dit à personne. Ne niez pas, je sais très bien que vous l'avez dit, sinon je ne vous en ferais pas le reproche. C'est d'ailleurs pour éviter le retour que je vous fais la remarque. Je ne doute pas qu'après ces recommandations cela ne vous arrivera plus, car cela ne doit plus arriver. Je persiste à nier et j'étais de bonne foi. Je lui dis le salaire des ouvriers ne m'a jamais intéressé, ce n'est pas en faisant la paie tous les 15 jours, en plaçant l'argent et les souches dans les 600 boites qu'on peut avoir le temps de scruter chaque souche, surtout quand cela ne me disait rien. J'avais d'autres soucis, ceux de ne pas me tromper. Mon chef revient à la charge. Il persiste à dire que c'est la vérité et qu'il n'est guidé que par l'idée de me convaincre de ne plus recommencer. Je lui donne la promesse qu'il demande. Je n'aurai aucun effort me à faire pour m'y conformer, car j'affirme que je n'ai jamais eu cette intention.

Devant tant de persistance de sa part, je lui demande s'il peut me donner le nom de la personne en cause. M. VANHAM veut bien me le dire. Là-dessus la conversation prit fin. En prenant congé de mon chef, je lui réitère ma promesse de ne-jamais parler à personne de la question salaire. L'ouvrier en question était déjà ancien de l'usine, il habitait un le voisinage et venait de temps en temps, le dimanche après-midi, à la maison dire bonjour à ma mère. Il arrivait généralement quand je m'en allais, car je sortais chaque dimanche. J'ai rarement parlé avec lui. Aura-t-il interrogé ma mère qui ne savait sûrement rien. Et celle-ci aura-t-elle parlé des salaires? Quid Je ne me souviens de rien. 

En tout cas, l'affaire a été classée. M. VANHAM ne m'en plus jamais parlé ni moi non plus J'ai toujours eu dans la tête qu'on m'avait mis une fois de plus à l'épreuve. C'est possible qu'il y eut des ouvriers favorisés et que la chose ne puisse être divulguée, mais je n'en savais rien. La morale de tout cela, c'était une façon comme une autre de me serrer la vis. C'était à mon sens inutile. Mais la leçon ne pouvait que m'inciter à être davantage plus discret. C'était, en fait, une bonne école, j'en ai retiré les plus grands bienfaits.