mercredi 3 avril 2019

Une lampe des Tramways Bruxellois ^^

Trouvée, par hasard, cette publicité pour la firme "Briquet de De Raet", établie rue de Manchester 13 à Molenbeek-Saint-Jean. Cette firme fabriquait, entre autres, des appareils d'éclairage pour chemins de fer, tramways, villes, usines et charbonnages, ainsi que dans les pièces métalliques en tout genre (comme, par exemple, des refroidisseurs ou des radiateurs pour voitures).




La lampe présentée sur la publicité ci-dessous est tout à fait semble à celles qu'utilisaient les Tramways Bruxellois. J'ai eu la chance d'en photographier une (en parfait état) sous tous les angles. Les photos parlent d'elles-même:













Voici à quoi ressemblait ce modèle de lampe lorsqu'il était allumé:




Et pour finir, en petit bonus, voici comment les verres (du tube à l'intérieur de la lampe) étaient conditionnés afin de les protéger. Ils étaient emballés individuellement dans du papier kraft et isolés les uns des autres par de la paille.




Bonne soirée,

Callisto

dimanche 31 mars 2019

"La Mode du Petit Journal", 31 mars 1907 ^^

Au sommaire de ce numéro de "La Mode du Petit Journal" paru le 31 mars 1907, vous trouverez de nombreuses gravures de robes et de toilettes, un patron-prime permettant de réaliser une chemise de nuit, des idées de cadeaux pour une jeune communiante ainsi que diverses publicités.

Bonne lecture,

Callisto





















mercredi 27 mars 2019

L'ancienne gare de marchandises de Bruxelles-Petite-Ile (Anderlecht) ^^

Ce soir, je vous emmène à lé découverte de (ce qu'il reste de) la gare de marchandise de Bruxelles Petite Île. Cette gare a été mise en service le 16 juin 1924, afin de soulager la gare de Tour et Taxi d'une partie de son trafic. 

Cette gare se situait au bout de la rue des deux gares, sur Anderlecht, à proximité du canal et du chemin de fer, comme on peut le voir sur cet extrait de plan du réseau des Tramways Bruxellois de 1924.




Cette carte de 1947 nous permet d'avoir une idée de la disposition des (nombreuses) voies.



Le site est toujours occupé par Infrabel, et est affecté en centre logistique. Les travaux de transformation se sont achevés en novembre 2009. Par contre, il e reste pas grand chose de l'ancien hall de gare, visiblement laissé à l'abandon (suite à un incendie, parait-il...).







La gare de marchandises de Bruxelles-Petite-Île abritait également l’imprimerie centrale des chemins de fer et le dépôt central des imprimés. Ce bâtiment semble avoir plus de chance que l'ancien hall de gare vu qu'il est toujours utilisé (et en bon état).



La gare de Bruxelles-Petite-Ile, c'est aussi un magnifique pont de chemin de fer...





... sur lequel les Tramways Bruxellois sont venus fixer leur ligne aérienne en 1930, lors de la prolongation de la ligne 18 (qui reliait la place communale de Laeken à la gare du Midi depuis le 1er mai 1911) jusqu'à la gare de marchandise de la Petite Île. Nous y reviendrons certainement dans un prochain article.



Plus au sud, le long du boulevard industriel, on arrive au dépôt de la STIB de Petite Île. J'avais eu la chance de visiter ce dépôt, alors en cours de construction, lors d'une sortie organisée avec le Musée du Transport Urbain Bruxellois.



Encore un peu plus au sud, on retrouve la Senne (à ciel ouvert), qui longe le boulevard Paepsem. 



J'en bien évidemment profité pour photographier un pont ferroviaire supplémentaire ^^




En continuant de longer le boulevard Paepsem en direction de l'est, on arrive au pont égyptisant rue du Charroi, dont nous avons déjà parlé dans un précédent article.

La balade s'arrête donc ici!

Bonne soirée et à bientôt pour d'autres aventures,

Callisto

dimanche 24 mars 2019

Des Tramways (Bruxellois) et des mules, mars 1877 ^^

L'ancienne presse belge numérisée regorge de petits détails parfois oubliés des historiens traminots, vu que ces "petites histoires" ne sont pas relatées dans les rapports annuels des sociétés de transport concernées. Aujourd'hui, partons à la découverte d'un essai de traction par des mule(t)s.

Bien évidemment, vu que cet essai (auquel aucune suite connue n'a été donnée) n'est pas relaté ailleurs que dans la presse, on n'en sait pas plus...



1er extrait: "L’Indépendance Belge" du 24 mars 1877


"Les Tramways Bruxellois viennent de recevoir un transport de 6 mules, achetées pour faire des essais de traction sur leurs lignes. On procède, en ce moment, à leur entraînement. Attelées par couple à un grand break de dressage, elles font de longues promenades en ville sur le parcours des trams. Elles ont très bon air et ne paraissent nullement humiliées de leurs longues oreilles. On dit qu’elles seront sous peu mises en service."


2ème extrait: "L’Echo du Parlement" du 27 mars 1877

"Les chevaux des Omnibus de la Compagnie des Tramways Bruxellois vont être remplacés par des mulets. De nouveaux essais ont été faits hier et avant-hier, à ce sujet, sur la ligne centrale : ils ont été satisfaisants. Ces animaux, on le sait, sont plus durs que les chevaux, ils résistent mieux aux fatigues, ils supportent mieux les alternatives du chaud et du froid, et sont, en outre, plus légers à la course.

Jusqu’à présent, les mulets qui ont servi aux essais n’ont été attelés qu’à des wagons-tram de service. Mais à dater d’aujourd’hui, ce mode de traction va être appliqué au service public entre les gares du Midi et du Nord. On assure même que ce mode de traction est préférable à l’emploi des machines, qui sont d’un prix très élevé et qui nécessitent, au reste, un certain entretien.
"


3ème et dernier extrait: "Le Courrier de l’Escaut" du 31 mars 1877

"Depuis deux jours, les Tramways Bruxellois font des essais assez curieux. Des mules, qu’on a fait venir du Poitou, remplacent les chevaux. Les braves bêtes s’acquittent vaillamment de leur besogne. Elles ont le pas très ferme et résistent mieux à la fatigue que les superbes coursiers qu’elles sont appelées à remplacer."

mercredi 20 mars 2019

L'ancienne brasserie Wielemans-Ceuppens à Forest (Bruxelles) ^^

Ce soir, je vous propose une visite rapide de l'ancienne brasserie Wielemans-Ceuppens, située au 354 de l'avenue Van Volwem à Forest. L'ancien bâtiment industriel (ou plutôt ce qu'il en reste, vu que la plus grande partie de la brasserie a été démolie) a été reconverti en un centre d'art contemporain, le Wiels

L'entrée du centre, qui se fait via l'ancienne salle des cuves, et tout simplement magnifique. J'aime beaucoup le contraste entre la couleur dorée des cuves et le vert des mosaïque des escaliers. C'est juste magnifique ^^







Après avoir traversé la salle des cuves, qui fait également office de café, restaurant, un second escalier permet d'accéder à la librairie et à la billetterie.



Un ascenseur permet d'accéder à la terrasse panoramique du 5ème étage. Cette terrasse offre une splendide vue sur la ville...

la vue en direction du sud


... ainsi que sur les voies de chemin de fer toutes proches. On aperçoit notamment le pont ferroviaire de raccordement qui part de Forest-Est en direction de Cureghem (au centre gauche de la photo ci-dessous). Vu de loin, il a l'air tout petit. Jusque dans les années 90, la voie de raccordement était double. Ce pont avait un pont jumeau, qui a aujourd'hui disparu.

la vue en direction du nord

Cette terrasse est en tout cas un excellent endroit pour regarder passer les trains (ci-dessous, un Eurostar) ^^

La vue en direction de l'ouest


Quittons la terrasse et reprenons l'ascenseur afin de revenir "au plancher des vaches". On peut encore voir, dans le parking du Wiels, un petit morceau de la voie qui reliait la brasserie au réseau du chemin de fer.
La voie se trouve au centre de la photo, sur le bas. On ne la voit pas bien du tout, je le concède. Mais elle est bien là!


Nous quittons le Wiels et continuons notre promenade vers la rue du Charroi, où l'on peut admirer un pont de chemin de fer au décor égyptisant, que la SNCB aurait bien voulu démolir dans les années 1990. Elle avait pour projet de déplacer les colonnes, de style art nouveau et en forme de fleurs de lotus, construites en 1910 par l'architecte Castiau, et de les exposer dans le hall de la gare du Midi, alors en cours de rénovation. Une demande de classement était intervenue dès 1993, qui a donné lieu a un classement définitif le 16 mars 1995. 







Afin de permettre d'y faire passer le RER, il a faut renforcer les structures portantes du pont, en le démontant pièce par pièce. Les travaux ont commencé en 2017 et sont toujours en cours. La fin des travaux de rénovation est prévue pour décembre 2022.




Pour en savoir plus sur l'histoire de la brasserie Wielemans-Ceuppens et sur le bâtiment de l'avenue Van Volxem, je vous conseille cet excellent ouvrage, disponible sous la forme de pdf sur le site internet du centre d'art contemporain Wiels

Bonne soirée,

Callisto

samedi 16 mars 2019

Traction et chauffage à la Compagnie Brésilienne, 1876-1877 ^^

Suivant un article de la "Revue Universelle": la longueur totale des tramways de Bruxelles en exploitation à la fin de 1876, se montait à 45.312 mètres.
Le nombre de véhicules en service sur toutes les lignes était de 84, et celui des chevaux de 750.
Le prix d'établissement de ces tramways se décompose approximativement comme suit:
* Voie simple: de 19.750 à 24.800 francs par kilomètre.
* Chevaux (y compris les harnais et accessoires): 1.200 francs par cheval.
* Voitures: 9.000 francs par voiture
* Ecuries, remises, ateliers, bureaux par cheval en service: de 2.000 à 2.500 francs par cheval.

Cet article nous permet d'en savoir un peu plus sur la traction chevaline, telle qu'elle était organisée à la Compagnie Brésilienne (ou compagnie Becquet).



1. Harnachement.

La Compagnie Brésilienne a traité avec un entrepreneur pour tout ce qui concerne le harnachement et les cuirs de voiture. Cette société paie l'entretien et le renouvellement à raison de 85 centimes par jour et par voiture à deux chevaux, et de 55 centimes par voiture à un cheval. Toute voiture de supplément mise en service coute 6 centimes par heure.


2. Ferrage.

Le ferrage se fait dans les mêmes conditions que l'entretien des harnais. Ce ferrage coûte 14,50 francs par cheval et par jour à la Compagnie Brésilienne.


3. Palefreniers.

Le nombre de palefreniers dans un dépôt varie suivant le travail qu'ils ont à faire. Lorsqu'ils sont chargés du pansage, du lavage des harnais, du harnachement et des relais, on compte un palefrenier pour 10 chevaux. A la Compagnie Brésilienne, chaque palefrenier a 12 chevaux à soigner, vu qu'il ne fait pas les relais et que ce sont les cochers qui attellent. Les relais sont faits par des enfants sous la conduite d'un palefrenier ou d'un laveur.



J'en profite pour partager avec vous cet article paru dans le journal "L'Indépendance Belge" du 16 décembre 1877, et qui nous relate le premier essai de chauffage des voitures de la Compagnie Brésilienne:

Une heureuse innovation, dont se félicitera le public, vient d'avoir lieu dans le service du tramway de la Compagnie Brésilienne. Depuis le commencement des grands froids, Monsieur Evrard, en accord avec la direction de la Compagnie, a placé un appareil de chauffage sur la voiture numéro 12. L'épreuve a complètement réussi.

Le système est des plus simples. Un petit poêle, placé sous la plate-forme, chauffe trois tubes d'eau qui serpentent dans les deux compartiment de la voiture et qui y répandent une chaleur bienfaisante. Les voyageurs, venant jeudi matin de la station du Midi, transis de froid, ont été heureux de se réchauffer les pieds au contact de ces tubes placés dans les interstices des claies qui traversaient les omnibus.

Le coût du chauffage n'est guère que de 40 centimes par jour. L'appareil, d'une structure simple, ne doit pas être très dispendieux. Si l'épreuve réussit, et l'on a guère de raison d'en douter, toutes les voitures seront munies de cet appareil.



Bon weekend,

Callisto


mercredi 13 mars 2019

"La Mode Illustrée", 13 mars 1910 ^^

Voici quelques scans issus du magazine français "La Mode Illustrée" paru en date du 13 mars 1910. Vous y trouverez des gravures de mode féminine (notamment des blouses, des jupes et des robes), un article sur les coiffures à la mode, divers motifs de broderies, ainsi que trois modèles d'oeufs de Pâques à réaliser soi-même.

Bonne lecture!























samedi 9 mars 2019

Le stand des Tramways Bruxellois à l'exposition universelle de Bruxelles-Tervueren de 1897 ^^

"If you can dream it, you can do it", m'avait dit en son temps une de mes amies. Cela fait des années que je rêvais de trouver une description ou un compte-rendu de ce à quoi ressemblait le stand des Tramways Bruxellois à l'exposition internationale et universelle de Bruxelles-Tervueren de 1897. Hé bien, à force d'en rêver, j'ai fini par trouver, dans le quotidien "Le Petit Bleu de l'Exposition Universelle" du 5 août 1897. Je vous laisse découvrir par vous-même ce magnifique texte, qui nous apprendra que la chevaline Morris que l'on voit sur la photo ci-dessous est bien jaune (et non verte, comme sa livrée foncée pourrait le laisser penser). On notera également que, selon ce texte, les anciennes voitures Morris ont été retirées du service dès 1879. Bonne lecture et bonne découverte! 

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A Tervueren
La Galerie des Machines

L'immense baraque en bois que l'on a construit à Tervueren pour abriter les machines électriques, les locomotives, les wagons de chemins de fer et les tramways tient plus que son extérieur ne promet. Nous pouvons même déclarer hardiment qu'elle est excessivement intéressante. Non pas tant par le nombre de moteurs ou de véhicules exposés, mais par leur valeur.

Il y a là les locomotives du Nord et du Midi français, de l'Etat belge, de plusieurs grandes usines de notre pays et de l'étranger, qui sont le dernier mot du perfectionnement. Les machines de l'Etat belge surtout, que nous décrirons en détail sous peu, sont d'une irréprochable conception, et leur construction ne laisse rien à désirer. Notons spécialement la mastodontesque locomotive de 100 tonnes, la plus lourde et le plus puissante qui soit sortie des ateliers belges, et la machine nue des ateliers de l'Etat à Malines. Celle-ci n'est pas encore recouverte de son enveloppe et les moindres détails de sa structure restent apparents, ce qui du point de vue du métier, présente un très grand intérêt.
Nous nous proposons de décrire sous peu ces deux merveilles de la mécanique moderne.


La moitié de la salle des machines de Tervueren est occupée par de puissantes machines à vapeur destinées à actionner les machines-dynamo électriques fournissant la force motrice au monorail Behr. Dans un angle de la salle, nous trouvons l'installation très documentée de la Société des Tramways Bruxellois. Nous y remarquons une collection de tous les rails employés par la Société depuis 1869 jusqu'à présent. Que de modifications se sont succédées dans cette partie depuis cette époque, où l'art du tram était encore dans l'enfance, jusqu'à nos jours.


Voici d'abord le rail Morris, qui a été utilisé de 1869 jusqu'en 1889. C'était une simple plate bande en fer à peine gorgée et dont l'éclissage rudimentaire semble enfantin. C'est, d'ailleurs, une sorte de joujou ce rail Morris, qui ne pèse que 21 kilos au mètre courant. Et bien qu'il soit très primitif, il est encore employé sur les tabliers des ponts où passent les lignes à traction animale.

Rail Morris


Le rail Demerbe, qui date de 1879, est plus lourd: 30 kilogrammes. Mais son éclissage à 12 clavettes, adopté en 1889, et qui est par la forme même du rail imparfait, le met dans un état d'infériorité marquant vis-à-vis de nos types de rails modernes. Le rail Michelet, de même poids que le précédent, a été choisi en 1884. Il est plus perfectionné déjà, mais néanmoins, il est inférieur au rail Léon Janssen, actuellement en usage partout. La forme des rails a ainsi été profondément modifiée en quelques années. Un fac-similé d'établissement d'une voie de tramways, telle que la dispose la Compagnie bruxelloise, nous prouve que le plus grand soin est apporté à la confection du ballastage et à l'exécution des pavages avoisinants la voie. Le rail Janssen exige, pour que les pavés ne tendent pas à s'enfoncer dans la cavité existant entre son champignon et son patin, l'intercalation d'une brique de forme spéciale. Cette brique maintient la pierre à distance de l'âme du rail et, par conséquent, il n'y a pas à craindre de tassements irréguliers dans le pavement de la rue.


Rail Janssen


On ne se doute pas des soins qu'il y a à prendre dans l'établissement d'une voie de tramway. Cette voie est soumise à tous les cahots et à tous les heurts. Elle est établie en pleine rue, enfouie entre les pavés ou dans le macadam, et elle doit être disposée de telle façon que ni l'un ni les autres ne souffrent de sa présence. En ce qui concerne les aiguilles ou les croisements, le problème s'aggrave de multiples obligations auxquelles sont soumises les sociétés par les services de la voirie.

La disposition des aiguilles surtout est presque toujours défectueuse, parce qu'il est interdit de les manoeuvrer par des appareils, leviers ou autres, qui en rendraient le mouvement commode et sûr. Bref, il faut, lorsqu'on trace une voie de tramways, prendre toutes les précautions spéciales résultant du va-et-vient continuel des piétons, des voitures et des charrettes dans les artères parcourues. Il nous semble que sous le rapport de la durée, comme au point de vue de la rigidité, le rail Janssen est le plus perfectionné qui soit. Au reste, il se passerait assurément de notre éloge, vu que plusieurs compagnies belges et étrangères l'ont adopté.


Des diagrammes et des plans nous montrent le développement du réseau depuis 1888 jusqu'en 1896. De 1888 à 1894, l’extension du réseau est minime. Mais de 1894 à 1895, il grandit brusquement dans d'étonnantes proportions. De 1895 à 1896, l'écart est encore plus accentué.
Croirait-on qu'en 1888 la longueur du totale du réseau parcouru était de 79 kilomètres et qu'actuellement elle en atteint près de 119? Quant au nombre de voyageurs, il passe de 17.957 voyageurs par jour en 1888 à 30.760 actuellement. Chose bizarre, en 1889, il y a eu moins de voyageurs qu'en 1888. Il est vrai qu'au cours de cette année 1888 une exposition avait rendu exceptionnel le déplacement des foules. Mais ce qui s'explique moins, c'est qu'en 1890 la diminution s'était encore accentuée. En 1891, le nombre de voyageurs augmente un peu, mais n'atteint pas encore toutefois celui de 1888. Ce n'est qu'en 1892 que brusquement le niveau s'élève pour atteindre en 1896 le chiffre énorme que nous avons cité plus haut.

Les voitures de tramways, jadis incommodes et lentes, offrent aujourd'hui au piéton tout le confort désirable et le transporte à destination rapidement. La société des tramways a voulu que les visiteurs de la Galerie des Machines de Tervueren puissent faire une comparaison entre les véhicules qui secouaient nos pères et ceux qui nous transportent moelleusement aujourd'hui. La compagnie expose donc en regard d'une voiture toute neuve, du dernier modèle, une de ces vieilles guimbardes comme beaucoup de Bruxellois ont gardé le souvenir et qui circulaient sur la ligne Schaerbeek-Bois.



Ces veilles caisses, peintes en jaune, percées de petites fenêtres ogivales, selon la forme mauresque, et munies d'une impériale, n'ont été mise au rencart qu'en 1879. Elles nous venaient d'Angleterre et celle que la société expose a été livrée en 1869 par la maison Geo Starbuck de Birkenhead.

A présent, nous ne sommes plus tributaires de l'étranger en ce qui concerne cette industrie. Bien au contraire: c'est nous qui livrons au monde entier le matériel des tramways. 

Pauvre vieille patache, ce que tu dois jalouser ta compagne d'Exposition, pimpante et gracieuse, fraichement parée et courtisée par deux ravissants receveurs en carton-pâte, vêtus de leurs plus beaux atours!


Citons, pour finir, les rosaces où, habilement distribués, chatoient les nuances des innombrables billets distribués par les conducteurs. Il y a en a de toutes les formes et de toutes les couleurs. Nous comprenons qu'avec de pareilles ressources, la compagnie ne lésine point et nous gratifie, en guise de tickets, d'un demi-kilo de papier colorié à chaque voyage que nous faisons sur ses lignes.